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Gender@war 1914-1918

Visuel expoFemmes et Hommes en guerre.

du dimanche 6 mai au dimanche 21 octobre 2018

11 novembre 1918, 11 heures, l'armistice est proclamé. Les foules exultent et acclament la fin de la guerre. À l'occasion du centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, La Fonderie présentera, dès le 6 mai prochain, l'exposition conçue par le CARHIF, Gender@war 1914-1918, qu'elle complètera de pièces originales.

L'exposition trouve sa place à La Fonderie car elle offre un regard social sur cette guerre dont l'ampleur et l'extrême violence suscitent encore une profonde émotion. La Première Guerre mondiale a profondément bouleversé la société héritée du 19ème siècle. Plus spécifiquement, dans le domaine de l'égalité des sexes et de la division des rôles, plus rien ne sera comme avant.

La mémoire collective véhicule encore les images du valeureux soldat défendant la patrie et de la femme soignant les blessés ou pleurant ses morts. Mais ces images convenues dissimulent les rôles bien plus complexes et multiples attribués aux hommes et aux femmes durant le conflit.

À travers des exemples tirés de quatre pays (Allemagne, Belgique, France et Grande-Bretagne), l'exposition explore l’étroite dépendance entre les fronts militaire et civil et ses conséquences sur les rôles masculins et féminins. Qu’attend-on des hommes, des femmes et des enfants ? Quelles sont leurs souffrances et leurs contributions à l’effort de guerre ? Comment la guerre affecte-t-elle leur statut dans la famille et la société ?

Femmes pompieres 1

 

 

 

Femmes pompières en Grande-Bretagne, 1916 (BNF)
En France, en Allemagne et en Grand-Bretagne, où la mobilisation des hommes est importante, les femmes remplacent les hommes et accèdent à des métiers traditionnellement masculins : pompières, factrices, conductrices ou receveuses de tramways, employées dans certaines administrations… Sans oublier que, dès 1915, elles sont requises pour l'industrie de guerre. Ces incursions dans des domaines masculins créent souvent des craintes quant à l'inversion des genres et à la concurrence des femmes sur le marché du travail.

L’exposition suggère des réponses à ces questions, en montrant le choc infligé à des dizaines de millions d’hommes et de femmes : la guerre envoie les hommes au front, sépare les familles, désorganise le monde du travail, propulse les femmes dans des fonctions traditionnellement masculines, ou au contraire, dans les régions occupées, renvoie les hommes et les femmes au foyer et les oblige à gérer ensemble la précarité domestique. Comment la guerre brouille-t-elle les codes de la féminité et de la masculinité ? Comment exalte-t-elle des valeurs très conventionnelles tout en proposant des modèles émancipateurs ?

Enfin, Gender@war décrit les conséquences de la guerre sur les droits économiques et politiques des hommes et des femmes et la construction de la mémoire du conflit.

File Saint Gery 1

 

 

 

 

File pour obtenir des petits pois à Bruxelles, 1918 (AGR, coll. icono. '14-'18)
En Belgique occupée, seuls 20% des hommes sont absents. L'industrie et le commerce sont à l'arrêt et le chômage explose pour les femmes comme pour les hommes. C'est ensemble qu'ils affrontent les destructions, les réquisitions et le blocus, font la file pour recevoir l'aide alimentaire ou s'activent dans de nombreuses œuvres caritatives. Cette situation fait redouter à certains une "féminisation" des hommes.

Confrontant en permanence propagande, rôles attendus et réalité, l'exposition dépasse les clichés et fait largement réfléchir aux effets des conflits armés sur le statut des hommes et des femmes dans la société. Trilingue (français – néerlandais - anglais) et présentant plus de 300 documents (photos, affiches, dessins, caricatures, publications, lettres, cartes postales…) issus de nombreux centres belges et étrangers, elle s’adresse à un large public, jeune et moins jeune. Elle sera accompagnée d'un programme d'activités variées : journée familiale pour l'ouverture, visites guidées, animations scolaires, concours d'écriture sur la lettre de guerre, lecture publique, conférences…

Visites guidées de l'exposition

En français, néerlandais, anglais et allemand, pour des groupes d’adultes ou scolaires (niveau secondaire)
Uniquement sur réservation, minimum 2 semaines à l’avance

Durée: 1h30
Prix: Adultes 110€, Groupes scolaires 100 €*
Outils: L’exposition est accompagnée d’un dossier pédagogique pour les enseignants. (réalisé par le Carhif)
Réservations: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 02/410 99 50

* Jusqu’au 31 décembre 2018, les écoles subsidiées par la Fédération Wallonie-Bruxelles bénéficient d’un prix d’entrée de 40€.


FEMMES ET HOMMES EN GUERRE
Pour compléter cette exposition, La Fonderie vous propose un parcours guidé en ville
Les dimanches 08 juillet  et 2 septembre à 14h


Rendez-vous: devant la porte du Palais de Justice, place Poelaert, 1000 Bruxelles
Fin: Place de la Bourse
Durée: 2h

Réservations: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 02/410 99 50

Bruxelles est la seule capitale occupée durant la Première Guerre mondiale. Cette occupation se vit-elle différemment selon le genre ? Quels sont les enjeux d’une ville sous domination étrangère? Et comment s'est effectué le retour à la vie normale ?
Un parcours réalisé à l’occasion du centenaire et en marge de l’exposition “Gender@war”

 


Autres activités programmées :

> dimanche 6 mai, 14:00>18:00 : Ouverture festive de l'exposition. Entrée gratuite.

> jeudi 24 mai, 19:00 : Femmes et guerre - lecture vivante de textes par l'atelier Voix vives (en collaboration avec l'asbl Pas moi). Entrée gratuite

> Vendredi 31 août, 18:00>23:00 : nocturne d'été pour la clôture des stages de La Fonderie - Animations, démonstratiotns, barbecue...

> mardi 25 septembre, 18:30 : Les rapports de genre véhiculés par les films de guerre - Conférence par Muriel Andrin (ULB). Entrée 3€/1€. Le cinéma a proposé des milliers de fictions qui mettent en scène des conflits historiques ou imaginaires. Il offre un point de vue provilégié pour observer le place que la société réserve aux hommes et aux femmes.

> un jeudi d'octobre, date à préciser : Nocturne des musées Bruxellois. Entrée gratuite.

> dimanche 21 octobre,

14:30 : Envahi-e-s, occupé-e-s, libéré-e-s : rapports de genre en Belgique, 1914-1920. Conférence par Sophie de Schaepdrijver (Pennsylvania State University - VUB). Entrée 3€/1€. La Première guerre mondiale impose l'expérience du front (vécu militaire et masculin) et celui de l'"arrière" (vécu civil, familial). Mais la Belgique occupée forme un tiers espace, ni front ni "arrière", où les rapports de genre se déclientn de façon particulière. Les normes traditionnelles y sont tour à tour renforcées et affaibllies.

16:00 : proclamation des résultats du concours d'écriture Lettres de guerre et lecture des tetxtes des lauréats.

Entrée gratuite.

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