Des galeries sous la forêt

gravureCette gravure extraite du journal “Le Monde illustré” intitulée

BELGIQUE- INAUGURATION DES GALERIES DE DRAINAGE SOUS LA FORET DE SOIGNES

POUR LE SERVICE DES EAUX DE BRUXELLES est datée de 1879.

 Elle fait désormais partie du fonds documentaire HYDROBRU en cours d’élaboration à la Fonderie.

 

Au Moyen-Age, l’eau était relativement peu utilisée comme boisson journalière mais servait à de multiples usages domestiques ( cuisine, entretien,...) et artisanaux. On s'approvisionnait surtout au moyen de puits, publics ou privés, de points d'eau, ou directement à la rivière. Au XIXe siècle, les épidémies de typhus et de choléra, la pollution des puits et l’augmentation de la population, font émerger la notion de santé publique liée à la gestion de l’eau.

Les galeries de drainage établies à la fin du XIXe siècle sous la forêt de Soignes représentent un moment important de l’histoire de l'alimentation en eau de Bruxelles. A l’époque, l’idée de capter les eaux de surface n'est pas privilégiée par peur de leur pollution et de leur goût moins agréable. On se tourne donc vers le captage des eaux souterraines.

Le sous-sol de la forêt de Soignes ainsi que le sud de la capitale, sont constitués de couches sablonneuses, les sables bruxelliens: c’est dans ces derniers, à grande profondeur, que le Service des Eaux de la Ville de Bruxelles fait creuser des galeries au sein de la nappe aquifère permettant d’alimenter Bruxelles. Ces galeries sont parfois longues de plusieurs kilomètres et permettent de rabattre la nappe aquifère pour en tirer un grand débit.

C’est donc en 1873 que la Régie des Eaux de Bruxelles réalise ses premiers captages sous la forêt: jusqu’à nos jours cette eau représente 4% de la consommation de la Région.

La gravure est signée par Roch Regnier & Cie et Alexandre Ferdinandus, illustrateur connu pour son travail dans la presse française.

Cette dernière nous présente à gauche la descente de l’ingénieur en chef dans le puits, en partie supérieure un réservoir et la réjouissance des ouvriers, en partie inférieure, le travail dans les galeries et l’utilisation des machines d’exhausse.

 

La partie centrale est occupée par une représentation de l’inauguration des travaux en présence du bourgmestre. Il est étonnant d'observer les moyens mis à disposition des ouvriers et l’infrastructure générale des puits : très peu de constructions en dur et d'importantes ressources humaines pour le fonctionnement des machines d’exhausse.

Le saviez-vous?

Les galeries de la forêt de Soignes permirent d’alimenter Bruxelles en eau durant la seconde guerre mondiale bien que la CIBE (Compagnie Intercommunale bruxelloise des Eaux) fut privée de deux tiers de ses ressources. Une question reste en suspend : quelle est l'église représentée dans le lointain dominant la scène?

 

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