Connaître mon quartier

Musée de proximité, La Fonderie propose une animation en soutien à tout projet, à destination d’un public de quartier, qui doit aider les habitants à mieux appréhender leur histoire.

Interventions

- produire un outil d’animation sur base des objectifs du projet, tout en tenant compte des réalisations qui en découlent

- animer plusieurs séances comportant travail en classe et visite pédestre interactive du quartier

- observer le quartier lors d’une visite pédestre personnalisée (lieux-phares pour les habitants du quartier, lieux-phares dans l’histoire du quartier)

- outils: micro-macro, puzzle, je vais au marché et j’achète, lecture témoignages

Les objectifs de La Fonderie

.découvrir le quartier avec un nouveau regard

.s’approprier son quartier en le regardant avec d’autres lunettes

.observer, et relever des indices qui racontent l’histoire de la rue

.s’exprimer / s’écouter

.greffer à ses propres analyses des informations nouvelles liées à l’histoire et au patrimoine du quartier

.autres regards à poser, regarder autrement, et le croiser avec l’histoire du quartier

.valoriser la propre identité du quartier

.casser les stéréotypes

.créer de la convivialité : l’importance de faire du lien, de l’expression, de parler du ressenti

.accroître les connaissances mutuelles

« Il est important de connaître l’histoire de son quartier, d’aimer connaître des nouvelles choses."

Demande du groupe : parcours avec La Fonderie pour découvrir le quartier.

Groupe(s) cible(s) :

Idéalement, public d’adultes, écrivant et comprenant le français, personnes inactives, souvent isolées avec des problèmes de logement, de santé. Public fragilisé. Ils connaissent la ville mais ne la comprennent pas nécessairement.

Thématiques :

  • découvrir le passé à travers la matérialité urbaine
  • les aider à regarder, à comprendre et à décrire des bâtiments ou des endroits connus et inconnus de leur quartier
  • fournir une grille de lecture facile à reproduire
  • apporter des réponses à leurs questions
  • faire parler de ce qu’on aime et de ce qu’on n’aime pas
  • connaître quelques éléments d’histoire du quartier ou de la commune qui permettent de mieux comprendre le présent du quartier
  • connaître quelques éléments clés de l’histoire sociale et du monde du travail : faire des ponts entre des éléments visuels côtoyés au quotidien (maisons, hôtel de ville, église,…) et les contextualiser de manière plus globale.

Degré d’implication et de participation des premiers concernés :

La Fonderie répond à une demande d’association partenaire et offre son expertise. Elle part d’un parcours qu’elle a l’habitude de guider et le réadapte en fonction de cette demande spécifique.

Le groupe est partie prenante dans le projet ; discussion des objectifs ensemble, et ‘réajustage’ afin de toujours adapter l’animation à leur demande dans un esprit de participation de chaque membre du groupe. L’écoute du groupe est essentielle. La demande du groupe est ici très claire : connaître l’histoire du quartier. L’objectif est également l’implication du public dans la démarche ainsi que dans l’analyse historique du quartier. La participation des membres du groupe est sollicitée à chaque étape : susciter le récit de chacun en lien avec l’histoire du quartier est un des objectifs sous-jacents (car les consignes ne le proposent pas tel quel).

Pour cela, nous proposons une démarche active où le public est impliqué dans sa propre découverte : construire à partir des représentations, des connaissances, des compétences, des observations du groupe des éléments nouveaux qui racontent l’histoire du quartier. Les faire émerger pour construire son propre savoir, sa propre analyse.

L’idée est de faire parler des ‘documents’, afin que chaque membre du groupe s’exprime, parle le plus possible. Ce qui est sous-jacent, c’est la verbalisation de ses découvertes, de ses observations qui est une couche de sédimentation indispensable à la compréhension, à la mémorisation c’est à dire faire entrer ses propres observations dans sa ‘mémoire vive’, fixer des nouvelles informations par de nouvelles compétences afin d’avoir des éléments d’analyse.

Mais c’est aussi apprendre des choses nouvelles, auxquelles on n’a jamais pensé, auxquelles on n’a jamais été confronté. Les membres du groupe sont alors les acteurs de leur propre visite, de leur propre étonnement, de leur nouveau savoir.

Une visite de quartier, c’est aussi tisser des liens entre aujourd’hui et hier, entre les gens du groupe, faire des liens avec ce qu’on voit, avec ce qu’on ne voit pas c'est-à-dire investir les lieux et ses représentations à partir de son vécu, sa propre vie, sa propre expérience, sa propre analyse et celle du groupe. C’est dès lors donner la parole à chacun et proposer que chacun raconte un morceau de vie qui lui fait écho en regardant son quartier.

Connaître mieux l’histoire du quartier c’est aussi le valoriser et affirmer son identité.

Historique du projet tel qu’il a été mené en 2017, dans le quartier Ransfort (Molenbeek), pour exemple :

Deux matinées en janvier 2017 de 9h30 à 12h et une en mars

INTRODUCTION

« Vous êtes experts du quartier, vous y vivez, vous y venez, vous le connaissez. Vous souhaitez aussi mieux connaître son histoire, connaître des choses nouvelles.

Je vous propose de le regarder attentivement pour en découvrir son histoire, de trouver des indices qui racontent l’histoire du quartier

Démarche 1 : rue Ransfort

Matériel :

Miroir 15/15cm

Photos A4 zoom (de la rue Ransfort voir doc)

Crayon noir

5 Petits cartons de couleur (1/4 A4)

Papier craft (10m)

Papier collant

Cartons jaune : métier/commerce et n° de maison + date (Almanach de 1935)

Déroulement :

1.Amorce : chacun cite un bâtiment à Molenbeek qu’il connaît, en lien avec l’histoire de la commune, et explique pourquoi ce choix.

On note sur des grandes feuilles.

Second tour : chacun cite un lieu, un bâtiment en lien avec l’histoire de la commune qu’il aime, et un qu’il n’aime pas.

On ajoute sur les grandes feuilles.

2.Activité pepss à l’extérieur : le miroir!

Tout le monde en file indienne avec un miroir (format 15/15cm) à la main déposé sur son nez. La file avance lentement tout en regardant dans le miroir, on voit donc le haut défilé au rythme de nos pas.

De temps à autre, je propose quelques vues : une corniche, une fenêtre, une balustrade …

3.Rue Ransfort, depuis Verrept-Dekeyser jusqu’à la chaussée de Gand : travail par paire.

Faire 4 sous-groupes : sur cartons est écrit en nombre suffisant 4 endroits de la commune : Maison communale, La Fonderie, Le parc, Le métro Comte de Flandre. Chaque membre du groupe en reçoit un, ensuite on identifie des cartons des autres pour se mettre ensemble.

Chaque paire part à la découverte de la rue et reçoit 5 photos-zoom en papier format A4.

Consigne : vous avez 5 photos-zoom et vous allez retrouver leurs façades.

Ensuite sur un petit carton vert (1/4 de A4), dessinez (faites un croquis) de la façade et inscrivez le numéro de la maison.

4.Retour dans les locaux, feed-back et ressenti :

.on étale les photos et les dessins sur une grande table,

Tour de table : comment ai-je procédé ? Comment ai-je vécu cette activité ?

.Ensuite, sur un grand papier craft (10m de long) : disposer les photos, les dessins et les numéros dans l’ordre. Ensuite, on les colle.

On termine par la lecture de cette grande fresque de la rue Ransfort. Chacun prend la parole, lit, dit quelque chose de nouveau qu’il voit.

.Cette fresque est la rue Ransfort aujourd’hui. En 1935, les rdch pour la plupart des maisons avaient des destinations commerciales (voir almanach de 1935) lesquels ? sur une dizaine de cartons de couleur jaune est écrit : le métier/le commerce et le numéro de la maison.

Chacun à son tour tire un carton, le lit à voix haute et le place sur la fresque. Les commentaires, les étonnements sont assurés, chacun y va de sa réflexion.

5.Feed-back et questions pour une nouvelle rencontre : Le groupe a de nombreuses questions (l’histoire de l’école, l’histoire de la rue, pourquoi ce choix de photos, le nom des styles…), toutes ne pourront être traitées. Parmi celles qui mériteraient un temps à investir sont les questions sur les traces du monde du travail à Molenbeek avant nous ! Les usines, et aussi le lieu La Fonderie.

Démarche 2 : Molenbeek international

Une des préoccupations du groupe est ce côté ‘international’ de Molenbeek

Matériel :

.cartons des commerces de 1870 (voir almanach 1870)

.film zoo de New-York https//vimeo.com/176607604 et 176609583 +ordi/beamer

. clé ubs avec les documents concernant l’histoire de la rue Ransfort et/ou ces documents plastifiés : dont huilerie Defaux, les mille colonnes, Cail&Halot, école, porte de Flandre, iconographie ancienne de Molenbeek (voir Atlas du sous-sol archéologique, p.118-120).

Texte sur Philippe Vandermaelen, voir cahier de La Fonderie n°1 p. 269 et le n°33 Molenbeek p.94-99

.feuilles A4 blanche

.crayon

Déroulement :

1.Pour démarrer la matinée, je propose une relecture de notre fresque de la rue Ransfort. Ensuite, je distribue des cartons des professions de la rue Ransfort en 1870 (almanach 1870). Chacun y va de ses commentaires. Penser à des métiers, c’est aussi penser à des gens comme nous qui nous ont précédé, cela donne de l’épaisseur à la compréhension du passé, encore proche de nous par ces maisons qui nous entourent. J’en profite pour répondre à des questions posées à la séance précédente : le nom des styles, l’histoire de l’école et pourquoi ce choix de ces photos.

2.Rue Ransfort, mais quelle est donc son histoire ? « vous avez parlé d’une rue du Moyen-Âge à la séance précédente, voici quelques informations » (voir atlas du sous-sol, p.118-120). Utilisation de l’ordi pour visualiser les documents iconographiques en grand, et tous ensemble. Il s’agit de documents iconographiques de la ferme Ransfort du début du 18e siècle pris dans « l’atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles, Molenbeek » (+ doc de l’église, bombardement 1695).

Dans un premier, observation collective : qu’est-ce qu’on voit ? quid des couleurs ? Ensuite, j’ai donné des informations sur la ferme ransfort.

3.Quelques documents iconographiques dont on a parlé lors de la première animation : Cail&Halot, Mille Colonnes, Porte de Flandre, Ecole, rue Ransfort.

Soit observation collective sur l’écran,

Soit par paire, chacun observe sur base d’un document A4 plastifiés, regarde, dit quelques mots au groupe en regardant le document sur l’écran (ordi) et je peaufine.

4.Afin de répondre aux préoccupations du groupe : « Maintenant, on connaît Molenbeek internationalement » OUI, mais !

Le film sur le lion du zoo de New-York est bien une sculpture réalisé à Molenbeek. Molenbeek est connu dans le monde entier ! Tous sont étonnés, curieux de cette information de leur quartier.

5.A. Consigne : « Tous debout, on marche doucement dans la pièce. Quand je dis stop, on stoppe et on ferme les yeux, on essaye de voir dans sa tête le mot que je dirai » : oiseau, cactus, Brésil, pierre, livres, fleurs, école, jardin, étangs, bibliothèque, carte, banc, palmier, orchidée, Afrique …

B. Après ce travail d’évocation, chacun se met à table avec une feuille A4 blanche devant lui et un crayon. « Je vais vous raconter une histoire et je vous propose de dessiner, pas écrire des mots mais dessiner »

Je raconte l’histoire d’un certain Monsieur Philippe connu internationalement (à partir des articles des cahiers de La Fonderie, cahier n°1 et celui 1080)

Pour terminer, je montre une photo : la plaque de la rue Vandermaelen. « Vous connaissez ? Monsieur Philippe, c’est Vandermaelen » Tous commentent la rue Vandermaelen !

Ensuite, chacun explique son dessin et s’émerveillent de leur compréhension, chaque dessin est différent, chacun a été attentif à certains éléments différents de ceux des autres. L’ensemble des dessins et sa verbalisation donne une idée parfaite de l’histoire de Philippe Vandermaelen.

DEMARCHE 3 Prado, Vandermaelen et autres.

Cette troisième séance a été quelque peu ‘perturbée’ en raison des retards de plusieurs personnes du groupe, elle n’a pas pu être réalisée dans son entièreté, c’est donc un travail uniquement sur 2 axes : séquence Prado et Vandermaelen (rue). D’autre part, les organisatrices souhaitaient changer le focus et axer davantage sur le présent le long du canal. Ceci eut été une très bonne idée si cela avait été exprimé plus tôt. J’ai donc listé en fin de ce document d’autres idées à peaufiner pour une prochaine sortie et/ou sans doute à mentionner dans un doc EP, ces lieux permettent de faire lien entre passé et aujourd’hui.

Matériel :

.gravure/doc iconographique ‘Prado’

.plan Popp quartier ‘Prado’

.carte Vandermaelen quartier ‘Prado’

. photo Petite Senne : fonds De Coster (quid ? n’est pas une photo du pont de l’avenir ?)

.photo AJJA de face

.photos des corniches ‘place Communale’

.gravure institut Vandermaelen

.textes sur Vandermaelen (cahier de LF n°1)

.différents cartes de l’institut géographique Vandermaelen

. papier collant, un crayon, un carton dur pour appuyer

.texte sur les joies de nager dans le canal, voir cahier de La Fonderie n°1 (p.249 et/ou 251)

Déroulement

 

1.On démarre sur les dessins de l’établissement Vandermaelen :

On les regarde, les compare : je distribue, on se souvient. Ensuite, sur l’écran je montre la gravure de l’établissement Vandermaelen et je relis le texte.

2.A. Faire trois sous-groupes de 3 personnes, je propose de distribuer des éléments de puzzle (une photo coupée en 3 morceaux) avec 3 photos. Photos de l’activité du premier jour rue ransfort.

B. Chaque sous-groupe reçoit une carte différente (des établissements Vandermaelen, date différente- A4 plastifiés ), l’observe, repère les établissements Vandermaelen, la rue Ransfort, les autres endroits dont on a parlé. Pour ensuite, l’expliquer au groupe entier (sur écran/ordi) et comparer les cartes.

C. Collectivement, chaque sous-groupe présente, parle de sa carte (écran/ordi)

Promenade : Prado, Vandermaelen, AJJA, place communale :

3.En chemin arrêt devant le n° 56 rue Ransfort. Histoire à raconter ou plutôt à conter devant la porte cochère du N° 56 : parler de la porte cochère, des chevaux à Bruxelles, du métier de la maison en 1870 (=cabaretier M.Simon le 5’ vide), en 1930 (= denrées coloniales M.V.Goossens) <le 54 idem M.R.Pardon > et aujourd’hui… (denrée coloniale, charcuterie). Quid ? des autres métiers de la rue : forgeron, meubles, sabots, chaussures, marbrier, chapelier, laiterie, fabrication de poêles… On écoute les yeux fermés pour en faire des photos mentales. Final : paroles sue ces images mentales.

4.En réserve : Huilerie et la nouvelle construction : photo avant /aujourd’hui, photo aérienne.

En réserve : le 27 rue Ransfort photo avant des impasses (logements XIX e siècle)

5.Rue Vandermaelen

.Départ côté canal lecture et doc des joies de nager dans le canal+ observation de la balustrade du canal (frégate congolaise, expo 1894, OU Jef Kazak, cahier de La Fonderie, n°1)

.Arrêt sur le nom de la rue : pourquoi ce nom ? A partir des dessins du groupe, on se souvient du lieu + informations à partir de la ‘notice sur l’établissement géographique de Bruxelles’ + gravure, carte, plan du XIXe : on connaît maintenant ! les gens eux-mêmes expliquent.

.Urbanisation de Molenbeek fin du XIXe : observation des façades de la rue sur le thème : ‘je vais au marché et j’achète’

.Constitution des 5 sous-groupes : à l’aide de 5 façades en 3 morceaux. Chacun reçoit un morceau, la reconstitution de la façade sera le sous-groupe de travail.

.Puzzle (non plastifié) : chaque paire reçoit une photo-façade en puzzle (de 7 morceaux) avec un morceau manquant. Il s’agit dans un premier temps de composer la façade, de la chercher et ensuite de dessiner le morceau manquant.

Une fois, cette tâche terminée, le groupe passe de façade en façade et ‘explique, parle’ du morceau manquant. Pour chaque arrêt, le groupe liste les métiers qui ont travaillé à ‘ce morceau manquant. En quelque sorte, on fait l’inventaire de ces métiers de la fin du 19e siècle càd l’analyse de l’architecture de cette époque.

6.A la rue du Prado : Amorce : évocation de la rue du Prado (« magasins de tout… » disent les gens du groupe) et titiller la curiosité : pourquoi ce nom ? À partir de la gravure/doc Prado :

. chaque paire reçoit un morceau du doc (celui-ci est découpé en 3)

. nomme ce qu’il voit et

. ensuite émet des hypothèses en décrivant les indices, en expliquant aux autres du groupe le morceau qu’ils ont en main.

L’ensemble donnera une information complète.

.éventuellement, compréhension de l’espace à partir du plan Popp, (ou carte Vandermaelen)

. éventuellement, histoire du Prado et de la Maison communale

7.Manufacture AJJA

Après avoir vu la façade ou une photo + information sur cette   entreprise, se placer à l’angle du bâtiment AJJA et de la place communale,

.question : « pourquoi cet angle dans la construction du bâtiment ? »

.travail sur les hypothèses : plusieurs hypothèses doivent être formulées

. à l’aide de la photo du Fonds De Coster : compréhension du site (+information sur la petite Senne)

8.En réserve : Place communale

.activité ‘corniche’ : retrouver la corniche !

Chaque paire reçoit une photo-zoom

. nommez les caractéristiques de la place : autre place à Bruxelles toute blanche ? pourquoi ?

9.Rue Vandermaelen, on en parle ! www.developpement-urbain.brussels

(midis du développement urbain, 25 octobre 2016) en lien avec le règlement communal d’urbanisme zoné du centre historique.

Sélectionner une petite partie de la video, intéressant car la ‘politique urbanistique’ s’intéresse à cette rue.

10.Retour et feed-back, des questions pour une nouvelle rencontre

APRES chaque séance : débriefing <voir méthodologie du projet>, avec les questions suivantes :

Que pensez-vous de l’atelier ?

Etes-vous surpris par certaines choses ?

Avez-vous des questions ?

Souhaitez-vous partager certaines choses ensemble ?

Effets constatés :

 

Cette visite s’inscrit dans les objectifs de l’éducation permanente, résumés par quelques verbes : comprendre, apprendre, réfléchir, stimuler une réflexion critique, mettre en perspective, analyser, participer, proposer, permettre…

Elle s’inscrit également dans une optique pédagogique constructiviste, nous partons des connaissances du public, de leur questionnement, nous analysons des lieux, des documents iconographiques qui nous permettent d’entrer dans une réflexion historique.

Ces activités ont permis de voir différemment cette rue bien connue de tous les membres du groupe. Elle a également permis de titiller la curiosité : les questions exprimées reflètent la curiosité et l’intérêt pour leur quartier. La ‘construction’ de la rue sur le long papier craft était un moment important où chacun a pu verbaliser ses observations, moment où chacun a pu être écouté. Le débriefing final a clôturé la matinée par un grand moment d’écoute.

Les 6 juin (de 11h30 à 14h) et 7 juin (de 17h30 à 19h) ont eu lieu une présentation du travail de ce groupe, notamment en présentant les outils créés par la Fonderie

Ces outils seront réutilisés pour les prochaines journées du patrimoine en septembre 2018, les habitants présenteront leur quartier dans ce cadre.

 

Degré d’autonomie de l’outil :

Entier, puisque les participants sont invités à refaire les balades, à expliquer aux autres ce qu’ils ont appris. Leur regard ne sera plus le même sur leur quartier.

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